Nabila Kessar : « Félicitez-vous pour ce que vous venez d’accomplir »

Portrait d’une sophrologuerelaxologue.

– Quel est ton parcours ? Ce qui t’a donné envie de faire ce métier ?

« Je suis devenue sophrologue-relaxologue suite à une période de ma vie où je n’étais plus heureuse. S’en est suivie une période d’introspection. C’est un métier que j’ai choisi avec mon cœur.

Je connaissais déjà la sophrologie à titre personnel. De personnalité anxieuse, je souffrais d’un stress très important et de troubles du sommeil. La sophrologie est venue m’apaiser. Aujourd’hui je sais ce que c’est de dormir, véritablement dormir et ça m’a changé la vie ! Quant à mon côté anxieux, je ne dirais pas qu’il a disparu mais j’ai pu fortement l’atténuer. La façon dont je vis les évènements a changé. J’observe ce qui peut m’arriver dans la vie avec une nouvelle paire de lunettes. Grâce à la sophrologie, j’ai compris le véritable sens de « paix intérieure » et « bonheur ». Alors tout naturellement, j’ai voulu transmettre à mon tour ces magnifiques outils que nous offre la sophrologie à d’autres.

Avant même d’avoir fini ma formation pour devenir sophrologue je m’étais inscrite pour me former à l’accompagnement des femmes enceintes et en post-partum. J’en avais très envie sans savoir pourquoi alors j’ai simplement suivi mon intuition.

Pendant la formation lorsque nous en sommes venues au post-partum, les larmes ont coulé sur mon visage. Je venais de prendre conscience de beaucoup de choses sur mon vécu. Je suis née prématurée. J’ai passé un mois et demi en couveuse et lorsque j’ai demandé à ma mère comment elle avait vécu cette période, je n’ai eu que très peu d’informations. Grâce à cette formation, j’ai compris beaucoup de choses. Je n’ai pas fait cette formation par hasard, nous portons en nous inconsciemment ce que nous transmet notre lignée.

Puis j’ai souhaité me former à l’accompagnement des enfants et des adolescents. Je suis pleinement convaincue que si nous apprenons dès le plus jeune âge à être à l’écoute de nos émotions et besoins, nous partons avec un fort atout pour se construire et devenir adulte.

Depuis peu, je me forme pour donner des conseils en élixirs floraux (fleurs de Bach) qui agissent sur les émotions. »

– Quelles sont tes valeurs ? Ce que tu souhaites transmettre à travers ta pratique ?

« Les valeurs qui m’accompagnent lors des séances que ce soit au cabinet ou en visio, sont l’écoute, la bienveillance et le respect le tout dans une bulle de douceur.

J’ai à cœur d’offrir un espace libre où chaque personne peut déposer tout ce qu’elle ressent sans limite et sans peur d’être jugée. Je transmets aussi de la douceur ; pour moi constituer un cocon aux personnes que j’accompagne pendant leur séance est important.

Je suis là pour les guider sur leur chemin de prise de conscience et enclencher le changement intérieur. Je leur donne des clés pour se (re)connecter à soi, lâche prise, (re)trouver la sérénité … Et quand la situation s’y prête j’aime apporter aux séances un côté ludique et laisser l’enfant intérieur s’exprimer. Cela amène du rire, de la légèreté et fait du bien à tout le monde y compris moi 😊. C’est magique ! »

– Pour toi, le post-partum, c’est…

« Une période où la femme se remet de son accouchement que ce soit d’un point de vue psychologique, émotionnelle, physique et énergétique. Selon les femmes, cette période sera plus ou moins longue et vécue différemment. C’est aussi le moment où la femme devient mère (pour le premier enfant), et qu’elle dit au revoir à son ancienne identité pour en accueillir une nouvelle, ce n’est pas rien.

Pendant la grossesse, la future maman est suivie par des professionnels de santé. Puis une fois l’accouchement passé, il y a un vide, plus rien. Elle se retrouve face à elle-même avec son bébé (évidemment je n’oublie pas le/la partenaire). Or c’est aussi une période où la maman a encore besoin d’aide, d’attention.

Il est important qu’elle puisse déposer si elle le souhaite le vécu de son accouchement.

Il y a tant de choses tabous encore et leur dire que tout ce qu’elles vivent est normal car beaucoup ressentent de la culpabilité, de la tristesse notamment. J’ai envie de dire aux mamans qui viennent d’accoucher : félicitez-vous pour ce que vous venez d’accomplir. N’hésitez pas à demander de l’aide. »


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Qui a dit que la grossesse ne durait que neuf mois ?

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Média sur le post-partum

Je m’appelle Sophie, je suis journaliste et l’heureuse maman d’un petit garçon né en octobre 2019. Après sa naissance, je me suis vite rendue compte que la grossesse ne s’arrête pas au bout de neuf mois. Car oui, il existe bien un quatrième trimestre, une période où la maman va avoir besoin de se reposer afin de récupérer et reprendre des forces. J’ai donc décidé de mettre mes compétences de journaliste au profit de cette thématique à travers un compte Instagram, un podcast et un magazine.

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