Faire la paix avec son corps et sa césarienne

Noémy est maman de 4 filles, toutes nées par césariennes. Si le chemin vers l’acceptation a été difficile, elle a finalement décidé de faire de cette cicatrice sa force et sa spécialité. Noémy a créé le compte Instagram @maman.cesarisee afin de lever les tabous et donner accès à l’information.

Noémy a donné naissance à ses quatre filles par césarienne. Aujourd’hui, elle attend son cinquième enfant.

Noémy a donné naissance à sa première fille, Klowranne, à l’âge de 16 ans. Si elle n’avait pas vraiment réfléchi à son post-partum, elle avait tout de même eu une prémonition peu de temps avant son accouchement. Elle raconte : « Ce qui m’importait à cette époque-là, c’était de porter la vie et d’avoir mon bébé. Mais quelques semaines avant mon accouchement, j’ai eu le pressentiment que j’allais avoir une césarienne alors qu’on ne m’en avait jamais parlé. J’ai regardé une césarienne en détail en vidéo sur YouTube. Et là, j’ai commencé à avoir un petit peu peur pour mon corps, pour l’après.». A peine arrivée à la clinique, le monitoring posé, Noémy passe directement en code rouge. « Le rythme cardiaque de ma fille diminuait. Sur le coup, je n’étais pas triste, j’étais soulagée qu’on n’ait pu nous sauver toutes les deux. La césarienne s’était bien passée et je l’ai bien vécu.»

Une colère qui monte
« Pour Miyaah, ma deuxième fille, je devais accoucher par voie basse mais j’ai été hospitalisée une semaine avant mon accouchement. Comme sa sœur, son rythme cardiaque ralentissait. J’étais très fatiguée, explique-t-elle. Miyaah commençait à souffrir, j’ai donc eu ma deuxième césarienne encore toute seule, sans mon mari. Et là, j’ai commencé à avoir une colère en moi parce qu’on m’avait assuré que c’était possible que j’accouche par voie basse. Ca m’a donné un vrai coup de massue mais j’ai refoulé mes émotions ».
Mais à la troisième césarienne Noémy n’en peut plus. « Pour Holly, tout a explosé. Déjà, c’était une grossesse surprise et j’espérais encore un accouchement par voie basse même si après deux césariennes, je savais qu’il y avait peu de chance. Alors quand je suis rentrée au bloc, j’étais déçue parce qu’une troisième fois, mon mari ne pouvait pas être là. Trois bébés et pas de papa auprès de moi parce que la clinique ne voulait pas.»

« Je me disais que mon corps était vraiment nul »
Après cette troisième césarienne, Noémy est anémiée et souffre énormément. « J’ai commencé à être très en colère et à sombrer. Il fallait que je reprenne le travail, que je me change les idées. J’ai donc repris une activité, ma fille avait moins de trois mois. Ca m’a permis de souffler parce que j’étais vraiment dans une mauvaise phase.» Noémy devient alors très dure envers elle-même. « J’avais plein de choses qui me venaient en tête, je me disais que j’étais une moins que rien, que je n’avais pas réussi à donner la vie par voie basse, que mon corps était vraiment nul. Toutes ces accumulations m’ont fait exploser.» Noémy débute alors un travail d’acceptation. « J’ai commencé aussi à me dire qu’il fallait que je chouchoute mon corps et petit à petit, j’ai fait la paix avec lui et ma césarienne. Et pour Ambre, ma dernière fille, ça a été une césarienne géniale, Jean-Louis a pu être présent et on a vécu un moment incroyable. Et je suis persuadée que le fait de m’être bien préparée, je l’ai beaucoup mieux vécu.»

Retrouvez l’article complet dans le n°1 de la revue du Quatrième trimestre


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Média sur le post-partum

Je m’appelle Sophie, je suis journaliste et l’heureuse maman d’un petit garçon né en octobre 2019. Après sa naissance, je me suis vite rendue compte que la grossesse ne s’arrête pas au bout de neuf mois. Car oui, il existe bien un quatrième trimestre, une période où la maman va avoir besoin de se reposer afin de récupérer et reprendre des forces. J’ai donc décidé de mettre mes compétences de journaliste au profit de cette thématique à travers un compte Instagram, un podcast et un magazine.

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